Le Jules Verne et la Tour Eiffel

Le "Jules Verne", restaurant d'Alain Ducasse vous accueille tout les jours au sommet de la Tour Eiffel.

 

Mais c'est loin d'être tout les jours dans le budget restaurant : en effet, le soir, le menu est à 200€ (et il est inenvisageable de manger à la carte : 52€ l'entrée la moins chère).

 

 

Il existe cependant une version "un peu" plus abordable : un menu midi en semaine (3 fois moins cher soit 85€) : entrée, plat et dessert (chacun au choix parmi 3) et quelques surprises pas désagréables vous attendent : un amuse bouche, quelques miniardises en complément du dessert : tout est réuni pour un réel régal des papilles... et des yeux !

 

Des yeux tout d'abord, le cadre exceptionnel du restaurant en altitude nous en mets pleins les yeux. Un peu à l'image du "Ciel de Paris" (également essayé 15 jours auparavant), si l'horizon est dégagé, on profite de Paris d'un point de vue nouveau.

 

 

Le design de l'intérieur du restaurant est une invitation à la relaxation :une vaste salle, très calme, structure métallique en alvéole rappelant la tour eiffel, sol doux et confortable : on peut donc commencer la dégustation.

 

 

Tout est pensé et réfléchi (bon vu le prix, c'est normal, mais c'est toujours bien agréable), du morceau de beurre, arborant fièrement le logo du restaurant (JV) et reprenant également les formes metalliques de la tour eiffel, aux 5 sortes de pain disponibles. (notre choix s'est d'ailleurs surtout porté sur un feuilleté à la fleur de sel, résolument délicieux, vu qu'avant même l'arrivée de l'entrée, nous en avions mangé déjà un chacun)

 

En guise d'amuse bouche, on vous amène une émulsion de petits pois délicieuse, mais au goût de "trop peu" ... Bon, en même temps, c'est juste pour commencer, donc c'est bien normal.

 

 

  

Vient ensuite l'entrée. Foie gras de canard et Volaille cuisinés ensemble pour l'heureux bachelier et Saumon marinée et caviar de France pour les autres.

Je ne saurai pas dire ce que j'ai préféré. Quoique je crois que le saumon l'emporte quand même avec son habillage au pesto et l'autre morceau avec sa marinade d'herbes. (et au vu de la photo ci-dessus, je crois que je ne suis pas le seul à avoir apprécié !)

 

2 feuilletés à la fleur de sel plus tard, arrivent nos plats. AIGLE BAR à la plancha, épinard en feuilles, garniture d’une grenobloise, et cette fois c'est le père qui fait dans l'originalité : CANETTE de Challans en aiguillettes, navet fondant, sauce bigarade.

L'aigle Bar, cousin éloigné du bar est un poisson délicieux il faut le dire... Même sans être de grands amateurs d'épinards (pour ne pas dire que je n'aime pas ça), ceux là étaient vraiment délicieux, et la grenobloise (mélange de capres, de tomates et d'olives) était un régal. (si quelqu'un sait pourquoi avec tout ces ingrédients, on a été appelé ça "grenobloise", je suis preneur).

De même la sauce bigarade était fameuse. Il n'est pas resté grand chose... à part du pain... (il n'y avait plus de feuilletés à la fleur de sel).

 

 

Bien que commençant à être rassasié, le dessert est accueilli avec plaisir...

Le SAVARIN À L’ARMAGNAC de votre choix, Chantilly peu fouettée que j'avais choisi était délicieux pour quiconque aime la chantilly... (et le reste aussi). La Tartelette FRAISE/PISTACHE, condiment à la rhubarbe vanillée est également un régal pour les papilles. 

"Condiment à la rhubarbe vanillée", en fait, ça veut dire "compote"... Mais bon, c'est beaucoup plus qu'une simple compote.

 

On apperçoit également sur la photo les miniardises en dessert, petite tarte au citron, mousse vanillée et coulis de fruit de la pssion...

Mais on ne voit pas les chamalows à la menthe fait maison ni les truffes...

 

 

 

Bref, une véritable expédition gastronomique dans un cadre idéal. On en redemande, c'est dommage qu'il n'y ait pas de bac avec mention plus souvent !

 

Je pense que ça vaut le coup de prendre un après midi pour pouvoir y manger un midi. (enfin ça vaut surement le coup le soir également, mais je ne l'ai pas encore envisagé).

 Pour ceux qui veulent, voici le menu "déjeuner".

 

 Finalement cette citation d'Alain Ducasse correspond parfaitement :

"Le Jules Verne n'a pas d'autre ambition que d'être lui même : le plus bel endroit de Paris pour savourer le plaisir d'une cuisine française moderne et accessible".

 

 



Publié le : 17/07/2009 à 08h54

 

Le Grand Bain au théâtre Michel

Voila quelques temps déjà que je n'ai plus posté de critiques sur ce blog.

Mais je ne suis pas resté inactif (bien loin de là), aussi, je vais  essayer de rattraper mon retard...

 

 

Comme vous le savez (ou pas), depuis début mai, le théâtre Michel propose à l'affiche "le Grand Bain", comédie par l'auteur de "Début de fin de soirée" et du "[Le] carton" (qui a été adopté au cinéma en 2004).


 

Si vous êtes déjà parti en vacances avec des amis, ou même juste en weekend, cette pièce devrait beaucoup vous plaire.

 

6 amis et un bébé ont loué une chouette maison, avec une grande piscine sous le soleil du Lubéron... Tout est réuni pour passer des vacances de rêves : sauf qu'en arrivant, nos vacanciers constatent que la piscine est vide...

 

Les amis vont alors se livrer à l'activité la plus dangereuse qui soit : ils vont se parler...

 

Bref, un plongeon dans un grand bain de rire et d'émotions...

A travers les défauts de chacun des personnages, chacun peut se retrouver. Certes pas "complètement", mais en prenant un peu dans les défauts de chacun, on finit bien par se reconnaitre (ou par reconnaitre les autres).

 

Une pièce drôle, agréable et légère que l'on reverrait bien volontiers ! En tout cas, je conseille vivement !

 

Petit bémol sur la fin un peu larmoyante, mais finalement, ça passe très bien.

 

 

Et pour ceux qui veulent, voici une petite vidéo contenant des extraits forts sympathiques :

 

 
 
Dans la même veine que "Hors Piste" d'Eric Delcourt, "le grand bain" fait partie de ces pièces du "nouveau théatre de boulevard français".
 
 

 

 



Publié le : 13/07/2009 à 19h56

 

La Gondole, restaurant de pates à Paris

Situé au milieu d'un quartier théâtro-sympathique (où vous pourrez nottament voir "Cochons d'Inde" au théâtre Hébertot), la Gondole vous propose une plongée au pays des pasta !

 

Reprenant le concept de "Pasta Papa" (ou peut-être est-ce l'inverse), ce restaurant vous invite à découvrir toutes sortes de sauces & de pates.

 

L'idée est simple : vous choisissez une sauce (une vingtaine à disposition) et vous choisissez ensuite vos pates ! (sèches, fraiches ou fourrés) et on vous ramène un grand plat oval rempli de pates en sauce ! (et parmesan à disposition pour les plus gourmands)

 

Je parlais d'ailleurs de "Pasta Papa", ici on est bien loin de l'usine à pates industriel ! Les sauces sont plus travaillées (ou du moins c'est l'impression que l'on a).

 

L'ambiance y est beaucoup plus familiale et sympathique : ce qui n'est jamais déplaisant !

 

 

 

Seul hic si l'on s'en tient à une comparaison terre à terre : la quantité est très légèrement inférieur à Pasta Papa. Disons qu'on en sort rassasié, sans être au bord de l'explosion (et accessoirement, on a encore une petite place pour un dessus !)

 

 

Le rapport qualité prix est aussi avantageux et c'est meilleur !

Alors, que demandez de plus ? (peut être un "menu affaires" comme chez les concurrents que j'ai cité plus haut ? )

 

 

En tout cas, n'hésitez pas, cela peut faire une bonne soirée intimiste voire romantique ! (si on mets de côté le côté italien du serveur)

 

 

La Gondole‎

82, Boulevard Batignolles, 75017 Paris France
01 43 87 12 83



Publié le : 01/07/2009 à 08h57

 

Ma colocataire est encore une garce

(Rassurez vous, c'est une pièce de théâtre et non un article sur mes galères avec Mandi :-p)


Ca y est ! Nous voila reparti sur un bon rythme puisqu'après notre voyage en Floride, nous avons repris les "sorties théâtre"...

 

 

La semaine dernière, nous avons donc assisté à une représentation de "Ma colocataire est encore une garce" à la comédie de Paris.

 

Mise en scène par Anne Roumanoff et écrite (entre autre) par Fabrice Blind, un des acteurs de la pièce,  cette pièce nous présente les toutes nouvelles aventures d'Hubert Chataigneau (c'est la suite de "Ma colocataire est une garce).

 

Hubert, la quarantaine, célibataire sympathique et débonnaire vient d'acquérir grâce à un héritage un petit appartement à Paris. Mais la locataire actuelle, Sacha, jolie jeune femme très sexy, n'est pas vraiment disposée à partir. Elle y héberge aussi Luigi, son fiancé, escroc abruti et narcissique, qu'elle fait passer très vite pour son frère. Les galères commencent alors pour Hubert, qui, naïf, ira de déboires en surprises avec ses deux colocataires... Quiproquos et rebondissements en rafale.

 

  

 

 

Idée sympathique : de toute évidence, on va rire ce soir.

Et ça ne manque pas !

 

Les acteurs sont motivés, Sir John donne de l'accent italien à qui en veut.

Les rebondissements sont multiples, ce qui donne une histoire bien cousue dont on ne saurait deviner le dénouement.

 

Petit point faible cependant au niveau des transitions entre les actes : on sent qu'un effort a été fait pour finir sur une phrase "choc" pour faire rire, mais trop souvent, celle-ci est forcée et nous laisse sur notre faim... Heureusement l'acte suivant prend vite sa place et l'on se prend à rire de bon coeur jusqu'à la prochaine transition.

 

"Ma colocataire est encore une garce" n'en demeure pas moins une de ces pièces parisiano-sympathiques.

 

- de 26 ans : n'hésitez pas ! C'est seulement 10 € !



Publié le : 03/06/2009 à 08h45

 

Let the sun shine ! avec Hair

"Let the sun shine ! Let the sun shine in ! The sun , shine in !"

 

Qui ne connait pas les paroles de cette chanson, rendu célèbre par le film "Hair" et la comédie musicale du même nom ?...

Depuis 40ans, les hippies avec chevelures colorées remplissent les salles de Broadway à Londres en passant par Paris.

C'est ainsi que nous avons pu assister à cette nouvelle adaptation au théâtre Trianon...

 

 

 

C'est avec une certaine appréhension que je m'y suis rendu. J'avais lu des avis donc "celui-ci" qui n'étaient pas forcément très positifs...

Bon, alors, du coup, je vais essayer de vous donner à mon tour mon avis... (surtout que maintenant, elle ne passe plus)...

 

Bref, quand on réussit à la comprendre, l'histoire est simple : Claude ne veut pas faire la guerre. Claude est un rebelle qui fréquente des chevelus.. Claude part à la guerre.

 

 

 

 

 

Simpliste au possible, mais à tel point qu'il est difficile de trouver un réel lien entre les chansons et les différentes scènes...

Autre point noir : l'absence d'orchestre : aucune musique n'est jouée en direct et c'est dommage car c'est à mon sens aussi ce qui fait la qualité d'une comédie musicale.

Cette fois encore, les chansons étaient traduites en Français. Mais seulement les couples ! Du coup, on comprend enfin ce qui se dit et on retrouve les refrains connus d' "Aquarius" ou encore de "Let the sun shine" en VO.

 

"Cheveux longs, idées courtes" dit la chanson de Johnny, si on prend les revendications des personnages au premier degré : oui. (Stop la guerre, légalisez le canabis etc.) Toutefois, si on réfléchit au fait que cette oeuvre a 40 ans, on se rend (hélas) compte que les choses n'ont pas changés d'un poil.

Ou du moins, pas significativement : les guerres sont toujours ainsi (voire plus) barbares et sanglantes.

Enfin, même si ce n'est pas l'avis du 68ard, derrière moi qui n'a pas ressenti la vibration de l'époque, je pense qu'au contraire : les vrais problèmes sont toujours là.

Certes, le discours s'est atténué, on ne fait plus l'apologie de la drogue dure, ou du moins, beaucoup moins. Mais : est-ce un mal ?

 

On notera tout de même la présence de Fabian Richard (aka EMCEE dans Cabaret) dans le rôle principal, de chanteurs de qualité, de chorégraphies bien mises en scène, mais ce n'est pas forcément suffisant pour faire de ce spectacle un incontournable de la scène parisienne...

 



Publié le : 05/04/2009 à 22h06

 

Tesoro d'Italia

Loin des restaurants italiens bas de gamme où l'on ne saurait manger que des pâtes baignant dans des sauces on ne peut plus classique, Tesoro d'Italia est une excellente découverte pour qui veut manger italien pas trop cher.

Bon, bien sûr, il ne faut (surtout) pas s'arrêter à des préjugés de base : homme de couleur = pas italien...

 

Car effectivement, ce sont des pakistanais qui sont aux commandes.

Mais le chef ayant fait ses classes dans un restaurant italien pendant de nombreuses années, on peut lui faire confiance !

 

Sans prétentions au niveau de la décoration, le cadre est plutôt agréable et intimiste.

Des petits gressinis servi spontanément en guise d'apéritif, le repas commence bien.  Les conseils que nous avions, conseillais les "Antipasti Tesoro d'Italia", petit assortiment de légumes cuits et marinés à l'huile d'olive et de charcuterie italienne...

Mais pour cause de restriction budgétaire avant la Floride, pas d'entrées pour nous : seulement un plat.

 

Là encore, nous n'avons pas suivi les conseils qui suggérait "les raviolis al basilico". Nous nous sommes contentés de raviolis au légume (qui ne sont pas sur la carte, mais qui était en plat du jour), et pour moi Linguine Aglio Olio Peperoncino (Ail, persil, piment, huile d'olive, tomates fraîches et pecorino)... Ma qué bonnissimo !

 

 

Soupoudrés de parmesan, nos plats sont très vite arrivés (bon nous étions pressé), mais l'apogée a été une fois que nous y avons goûté : les pates sont fondantes, légèrement épicées, bref : très très fines en bouche.

 

 En dessert, le tiramisu ou le panna cotta alla frutta sont sympathiques et font plutôt envie...

 

Mais le meilleur point est sans aucun doute l'addition ! Les pates et lasagnes tournent autour de 8 à 13€, et les plats à base d'escalope de veau, tourne plutôt autour de 13/15€.

Bref, un prix tout a fait honnête ! surtout pour une petite soirée entre amis ou en amoureux.

 

Pour y accéder, métro "Grands Boulevards" !

 

 

 

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Publié le : 29/03/2009 à 19h51

 

Secret de famille

Depuis la fin d'année 2008, Michel Sardou et son fils Davy Sardou sont à l'affiche de "Secret de famille", une pièce écrite par Eric Assous.

 

Pierre, parolier de chansons, compose pour les autres des succès populaires depuis des années avec son inséparable complice, Sylvain. Divorcé, Pierre a élevé tout seul son fils, Quentin, qui doit bientôt épouser Clémence, une blonde superbe dont il est follement épris. Seulement voilà : la belle Clémence n’est pas si pressée de se retrouver la bague au doigt et ceci pour une raison toute simple. Elle n’est pas amoureuse du fils… mais du père !

 

Pour se sortir de ce piège aussi troublant qu’inconfortable, Pierre va devoir compter sur la complicité involontaire de Sylvain, ce qui ne l’empêchera pas de vivre un enfer et subir une série de situations qu’on ne souhaiterait pas à son pire ennemi.

 

L'histoire est tarabiscoté comme tout bon Vaudeville qui se respecte.

 

Michel Sardou est bien dans son rôle de vieux séducteur célibataire un peu ours. Si bien qu'en le voyant, on peut se poser deux questions : a t'il déjà jouer autre chose au théâtre ? Et est-il vraiment différent dans la vraie vie ? Mais là n'est pas la question, il porte la pièce à lui tout seul sur ses deux épaules et le résultat est là : on ne se contente pas seulement de sourire : on rit de bon coeur.

 

Les autres acteurs ne sont pas les derniers non plus, chacun à leur manière. Mais leurs rôles sont moins mis en avant que celui de Michel Sardou, il est donc difficile de juger.

 

Cependant, peut-être que Mathilde Penin (dans le rôle de la belle fille : Clémence) pourrait s'investir plus dans son rôle et donner ainsi un peu plus de crédibilité à son personnage (qui mine de rien provoque toute l'intrigue).

 

Dans l'ensemble, on en ressort ravi, en regrettant une seule chose : que Michel Sardou ne soit pas présent plus souvent au théâtre !

                                                                                        Mandi était là aussi

 

Photos : http://www.sardou.com (les deux du milieu)
Et Paul Fuchs pour toutes les autres.



 

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Publié le : 20/03/2009 à 09h00

 

Cochons d'Inde avec Patrick Chesnais

Cochons d'Inde, ou comment un homme peut-il passer la pire journée de sa vie...

 

Alain (interprété avec talent par Patrick Chesnais) a tout pour réussir (du moins d'un point de vue matériel) : célibataire, agent immobilier, il est riche et gagne beaucoup d'argent. Mais il a aussi les défauts qui vont avec : arrogant, arriviste et sûr de lui, il va se retrouver coincer dans sa banque, alors qu'il venait simplement retirer de l'argent...

Impossible de sortir. Et le moins que l'on puisse dire : c'est que ce ne sont pas les guichetiers qui vont pouvoir l'aider...

 

Patrick Chesnais, dont le nom vous dira surement quelque chose sans pour autant être capable de citer l'une d'entre elles : c'est ainsi : il n'a pas eu souvent de rôles principaux dans ses films.

Dans "Cochons d'Inde", ses talents sont exploitées à juste titre et c'est réussi : toute la pièce, tout l'atmosphère de la pièce repose sur ses épaules !

Au fil des heures passées dans la banque, il devient moins "sûr de lui", moins antipathique, même si les employés eux n'évoluent pas... Ou pas forcément dans le bon sens...

 

Certes, on est loin d'avoir trouvé là "la pièce de l'année", j'espère cependant qu'elle saura se faire une place dans le paysage des scènes de théâtres parisiennes (à la place de j'aime beaucoup ce que vous faites par exemple ?)

 

Attention cependant, la fin est un peu loufoque, voire absurde, mais c'est aussi ce qui donne à la pièce son originalité. Je cite Patrick Chesnais dans le Pariscope : Une comédie qui part dans le burlesque. Ce qui n’empêche pas la tragédie. Car la comédie est le miroir de la tragédie et inversement . Ca résume assez bien l'idée.

Ecrite par Sébastien Thiery qui signe la sa (2ème) pièce, on peut espérer un avenir prometteur pour ce talent. (aussi bien en acteur qu'en comédien, un peu à la manière d'Eric Delcourt).

 

 

Malgré quelques longueurs, que je n'ai pour ma part pas trop senti, on passe une très bonne soirée, et pour les courageux, vous pouvez même pousser jusqu'au restaurant mauricien/créole : l'île Maurice, 61 rue des dames...
Allez-y de ma part, vous serez bien reçu !

 

 

 

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Publié le : 05/03/2009 à 18h54

 

Plan social au café de la gare

"Plan Social"se joue chaque soir (ou presque) au café de la gare, petite salle parisienne intimiste où j'espère avoir l'occasion de revenir bientôt.


Le titre indique clairement la couleur : ça va licencier sévère chez Radinex !

 Alors, les salariés s'oragnisent contre le grand patron méchant ...

 

Le problème est que l'on tombe très vite dans une caricature à la limite du grotesque et c'est dommage.

Le patron est horriblement sadique (et royalement bien joué), le comptable est horriblement mou et sans avis, la syndicaliste trop révolté, la secrétaire trop conne greluche, l'agent de sécurité trop brute.

Bref, tout est trop.

 

Mais il est possible que cela soit voulu.

Quelques jeux de mots royalement bien trouvés nous dérident et permettent néanmoins de passer un bon moment...

Donc si comme nous, vous êtes invités, ou que vous avez des places réduites, allez-y !

Sinon il est clair qu'il y a d'autres pièces sympathiques à voir en ce moment comme César Marius Fanny ou encore Amour et chipolatas

 

 





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Publié le : 26/02/2009 à 08h57

 

Maris, Fanny, César à Paris avec Francis Huster

César, Fanny, Marius, la simple prononciation de ces prénoms évoque surement en chacun de vous à la fois le soleil, le picon et le vieux port de Marseille...

 

Depuis peu et grâce à Francis Huster, la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol reprend vie au théâtre Antoine : le concept est simple : Marius, Fanny et César en une seule pièce de théâtre de 3h... On est en droit de s'attendre au pire... Et pourtant...


L'histoire d'amour légendaire des Roméo et Juliette de Marseille, la belle Fanny, la fille d'Honorine, la marchande de poisson du vieux port et du beau Marius, le fils de César, le cafetier du Bar de la Marine, que la vie va séparer alors qu'ils s'aiment à la folie et qu'un enfant va naître.

Marius ne songe qu'à la mer et aux îles lointaines et Fanny accepte de le laisser partir et se sacrifie en épousant le riche maître voilier du port Panisse, pour sauver l'honneur de la famille et donner un nom à son enfant.

 

 

Fan depuis toujours de Pagnol, j'attendais avec impatience et angoisse cette adaptation.

Déjà, premier point notoire, l'intégrité de l'oeuvre originale est respectée et je pense que c'est le plus important.

Le 2ème point sur lequel je redoutais cette adaptation est l'accent. Après avoir vu la version surjouée, forcée et fausse de la Comédie Française diffusé sur France 2, je craignais le pire ! Mais il s'avère que tous le joue à merveille, à part Fanny (mais qui est la plus jeune [il lui fallait bien un défaut tant elle est jolie] ). Mais bref, l'intensité dramatique de la pièce est très bien rendu sur fond d'humour et de boutades marseillaise...

 

Mention particulière à la scène des cocus de la marine française et à celle du bateau de Mr Brun...

 

Si on écoute les grands mères parisiennes "gros chignon", Francis Huster et Jacques Weber n'étaient vraiment pas à la hauteur... Mais à la hauteur de qui ? De Raimu lui même ? Evidemment que non qu'ils ne sont pas aussi bon. Mais si c'est pour voir une copie conforme, il faut rester chez soit et regarder la VHS en noir et blanc ! (d'ailleurs, elles sont parties après la 1ère partie).

Moi j'ai trouvé que Marius et César portaient très bien leur rôle. Jacques Weber et son fils nous offrent une belle prestation.

 

Honoré Panisse (Francis Huster) se révèle quant à lui dans la 2ème partie de la pièce, même s'il a tendance à jouer un Panisse un peu trop lubrique sur les bords...


 

 

Par contre, il manque un morceau de la trilogie, puisque "César" (la 3ème pièce) n'est absolument pas représenté...

 

Bref, une pièce d'un genre particulier à voir, que l'on connaisse ou non l'oeuvre originale (à noter cependant que cela reste une tragédie : malgré l'humour !) : Venez retrouver le bar de la Marine au théâtre Antoine (du mardi au dimanche)





Publié le : 17/02/2009 à 08h58

 

On choisit pas ses vacances

"On choisit pas ses vacances" par les baladins de Joinville (oui encore eux) nous entraîne avec plaisir au camping de Pen-ar-Couët, en plein coeur du pays breton...

Petite comédie sympathique où l'on retrouve avec plaisir tout les clichés du camping (même si le film "camping" est déjà passé par là, et que du coup certains gags font déjà vues et revues), et une intrigue pas mal ficelé en toile de fond...

Cette comédie vous permettra de passer un bon moment pour la somme ridicule de 10€ par personne : que demandez de plus ? Ah oui : une bonne ambiance et de la rigolade ? Vous en aurez aussi !

 

Cette pièce est la 2ème proposée par les baladins de Joinville. La prochaine pièce sera présentée fin mai 2009. Nous attendons cela avec impatience !




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Publié le : 15/02/2009 à 21h54

 

Chat et Souris au théâtre de la Michaudière

Après un an et demi, nous sommes retournés au théâtre de la Michaudière (où nous avions vu "délits de fuite") pour assister à la représentation de "Chat et Souris", pièce à l'affiche depuis plus d'un an maintenant.

 

Et finalement : comme pour "j'aime beaucoup ce que vous faites", il s'avère que l'impression est mitigé...

 

L'histoire est assez sympathique et l'ont est vite plongé dans les soucis de Jean Martin, chauffeur de taxi de la région parisienne, marié à Mathilde, à Montreuil… et en même temps, à Charlotte, à Ivry. 

Jean Martin a deux adorables enfants, Alix à Montreuil… et Guillaume, à Ivry. La vie est belle…Jusqu'au jour où, les deux enfants se rencontrent sur internet...

 

 

Accrochez vous : si vous aimez voir les gens ramer et galérer pour essayer de se sortir d'une telle situation : vous allez être servi !

Le problème est qu'à force d'explications rocambolesques, on finit un tant soit peu par perdre le fil les quelques longueurs du script (surtout dans la première partie) font que par moment, on a presque hate que la scène se termine et qu'on passe à autre chose.

 

Pourtant les deux acteurs principaux (Eric Métayer et Roland Marchiso) sont hilarants et portent à eux deux toute ou presque toute la pièce ! (Je regrette de ne pas l'avoir vu l'an dernier vu qu'elle était joué par Jean Luc Moreau et Francis Perrin !!)

Pourtant la mise en scène est originale : les deux appartements sont ensemble sur la scène. On assiste donc souvent à deux scènes en même temps situé dans deux lieux différents avec des personnages différents également. C'est surprenant mais très agréables et l'on s'habitue vite.

 

Mais malgré ces points positifs, et même si l'on rigole beaucoup, la pièce est plombée par des séquences qui n'en finissent pas (et dont on pourrait se passer ?)

Finalement, on passe un bon moment, et comme dirait le papy devant moi : "On s'est bien vidé les jugulaires !"

 

 

 


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Publié le : 05/02/2009 à 22h41

 

Teaser 2009 : Au travail !

L'hiver n'est pas nécessairement propice à l'inspiration...

Tout le net tourne au ralenti, les news se font plus rares, plus bateaux.

 

Ce blog n'échappe pas à cette règle, vous l'aurez sans doute remarquer.

Mais n'allez pas croire que je suis inactif : les projets se bousculent dans ma tête, DisneyGazette dispose maintenant d'un système de newsletter tout neuf (n'hésitez pas : inscrivez vous pour découvrir toutes les actualités des parcs disney [même si le formulaire d'inscription n'est pas encore disponible] ).

 

Bref, après le bilan de l'année 2008, je vous annonce que 2009 sera encore plus chargé : avec au programme : une préview de la prochain soirée des enfoirées ! (vu que nous assisterons à l'avant première), une critique du concert de "SuperAutoBus" "Superbus", et un voyage en floride !

Le père Noël a comme vous le voyez été plutôt généreux cette année encore...

Et bien entendu, toujours plus de critiques de pièces de théâtre, plus de critiques de restos (grâce à mon guidemalin)...

 

Et bientôt : les stats du mois de décembre et des photos du réveillon 2008-2009 !

D'ici là, restez connecter ! L'année 2009 commence sur blog.mouzet.com !



Publié le : 03/01/2009 à 16h26

 

Bilan de l'année 2008 (c'est la mode)

Sur bon nombre de blogs et autres sites, l'heure est venu de faire le bilan de l'année qui vient de s'écouler...

 

Habile manière de faire remonter de vieux articles (et donc son référencement)... J'en profite. Parce que ben je suis sympa quand même...

 

Et pour ne pas trop me prendre la tête, j'ai choisi de faire un bilan chronologique et par thèmes plutôt que par importance...

 

Bref, je pense que l'année 2008 aura pour moi été le début de mes écritures de critiques en tout genre.

Des restaurants, des pièces de théâtre, des livres, des concerts, tout y est passé...

A noter parmi les plus "notables" : La femme du boulanger, Hors-Piste d'Eric Delcourt et d'autres...

Mais ce qu'il est intéressant de noter, c'est que ces critiques sont "dans le mouv'", dans l'air du temps, et en voici la preuve :

Il s'agit du top des ventes de Ticketac, (enfin le Top, ou peut etre simplement celles où ils font le plus de marge)... Et bien à part l'empiafée, elles ont toutes fait l'objet d'une critique de ma part !

 

 

Pour les restaurants, c'est plus délicat puisque bon, là, le budget n'est pas extensible non plus... Donc il y en a moins, mais cela prend forme aussi et les critiques s'améliorent (enfin je trouve) chaque fois.

 

 

Et puis 2008 aura également été l'année de DisneyGazette.fr avec des weekends mémorables, l'ouverture du site, un lipdub magnifique à disneyland...

 

Et puis niveaux nouveautés chez nous aussi avec l'achat d'une Nintendo DS, d'une Wii, j'en passe et des meilleurs.

 

 

Bref, une année 2008 riche, et une année 2009 qui s'annonce encore plus avec au programme : d'autres weekends DisneyGazette, un voyage en floride de ouf, beaucoup beaucoup de montages vidéos (puisque j'ai enfin retrouvé un logiciel qui me plait pour faire tout ça), et d'autres restaurants, critiques de pièces, j'en passe et des meilleurs !

 

 

Vous avez des envies particulières pour ce blog ? Plus de restos ? Plus de pièces de théatre ? Plus de vidéos ? Plus de photos de Mandi nue sur la plage ? Ou que sais-je, n'hésitez pas ! Demandez ! Je verrai bien ce que je peux faire...



Publié le : 22/12/2008 à 23h47

 

Oscar, avec Bernard Tapis

Qui ne connait pas au moins de nom le film avec Louis de Funès "Oscar"...

Quel parisien n'a pas entendu parler du "retour" de Bernard Tapis au théâtre ?

Ca y est ? Vous faites le rapprochement ?

 

Oui, car il s'agit bien de la pièce de théâtre "Oscar" interprété et adapté du film du même nom par Bernard Tapis lui même...

Oui, effectivement, on est en droit de redouter le résultat (surtout quand on sait que tout les dialogues ont été modernisées et adpatés par ce bon vieux Nanard...)

C'était mon cas... En étant en phase (ou tentative de phase) d'économies pour notre voyage en Floride, nous n'étions pas plus motivé que ça pour le voir.

 

Mais lorsqu'un gentil donnateur (que je remercie encore) m'a donné deux places pour aller y assister, nous avons sauté sur l'occasion... Et nous avons bien fait !

 


 

Un PDG autoritaire et paranoïaque affronte dans un duel sans merci, son homme de confiance, tout en cherchant à lui faire épouser sa fille, déjà enceinte. Une comédie culte remise au goût du jour et fertile en rebondissements, servie par une brochette de comédiens hilarants.

 

Après un début plutôt déroutant, les dialoguqes paraissant au premier abord plutôt cru et qui du coup font plus "sourire" que "rire" tout court, l'intrigue se met en place.

On découvre ainsi les personnages principaux : Bernard Tapis lui même, Chantal Ladesou, Vincent Moscato (pour ne citer qu'eux).

Puis arrive les références au monde moderne : tout y passe : le crédit lyonnais, le chef de l'état, et même de l'auto dérision sur Bernard Tapis : il fallait oser !

Le pari est d'ailleurs plutôt réussi. On se prend au jeu, on compatis aux malheurs de Nanard...

 

Le coach (Vincent Moscato) avec son cerveau tout en muscle est royalement réussi.

La fille de Bernard Tapis (si si ! [fort charmante au demeurant] ) tire également pas mal son épingue du jeu en interprétant là un rôle presque sur mesure : fille à papa rebelle.

 


 

Bref, une pièce de théâtre à voir, malgré les appréhensions que l'on peut avoir...

Cependant, si vous êtes fan de la version originale d'Oscar, avec De Funès, passez (très vite) votre chemin !

 

A noter, que vous pourrez également découvrir cette pièce le 25 décembre 2008, le soir, sur France 2...

 

 

 

 

 



Publié le : 21/12/2008 à 18h57

 

 

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