Le banc

Paul (Régis Laspalès) et Vladimir (Philippe Chevallier) sont pianistes. Depuis vingt ans, assis côte à côte sur un banc de 1m10, ils forment un duo à quatre mains. Récompensés pour leur dernier disque, et avant une grande tournée au Japon, une Fondation leur prête un chalet au Tyrol. Panorama superbe sur la montagne enneigée et les sapins noirs, c'est l'endroit idéal pour peaufiner leur concert. Au lieu de travailler, ils vont se parler. Mais faut-il tout se dire ? Même après vingt ans?

Voila un programme qui semble bien alléchant !
C'est aussi ce que j'ai pensé : Chevallier et Laspalès, au théâtre, que demandez de plus ?

Et ce qu'on peut dire c'est que je n'ai vraiment pas été déçu. Les deux comiques sont mis en scène dans une pièce écrite sur mesure...
L'humour est fin, on est loin des gros éclats de rire de pièces comme "Couscous aux lardons" ou "Amour et chipolatas", (tout aussi drôle et agréable à voir!), mais ici l'humour est plus fin, plus discret, et c'est tout aussi agréable.

On pourrait croire que les interprètes ont déjà vécu ce que leurs roles leur font faire : peut-être ? peut-être pas ? Nul ne le sait. Une chose est sûre : le duo tient la route aussi bien sur scène avec ses propres squetchs qu'avec des pièces de théatres... (On les avait déjà vu dans "Ma femme s'appelle Maurice" [pièce portée plus tard au cinéma] )

On prend vite goût à leurs petites piques assis sur leur petit banc ! Bref, une pièce que je conseille à ceux qui en auront l'occasion, qui aime l'humour fin & Chevallier et Laspalès. (condition sinéquanone...)

En contrepartie, il y a des choses moins positives :
Le rythme s'essoufle parfois. On attend parfois le prochain gag qui peine à venir. Heureusement pour donner du rythme, il y a régulièrement la lumière qui s'etteint, lorsqu'elle se rallume, on a changé de journée, les personnages ont changé d'humeur, et on les retrouve rebondissant de phrases cyniques, en petites critiques exacerbées, se critiquant à tour de rôle...
Un intellectuel (ou du moins qui se donnait l'air de l'être) déclarait également que la pièce ne suivait pas les règles habituelles de la comédie, aucun des deux personnages ne prenant le pas sur l'autre, le fait qu'on ne comprenne pas forcément bien les objectifs des deux personnages.
Personnellement, je ne suis pas suffisament connaisseur pour pouvoir en dire autant...

Alors, si vous avez quelques euros (disons une petite trentaine) , que vous aimez ces deux là, courrez y vite !




Catégorie : La culture, c'est comme la confiture     Publié le : 02/06/2008 à 19h23



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Par Leg', le 03/06/2008 à 09h03
"Un intellectuel (ou du moins qui se donnait l'air de l'être)"... ouahouh, ça laisse rêveur comme remarque.

Qui avait dit déjà "Je ne suis pas un intellectuel, j'essaie juste d'être intelligent ?" Clin d'oeil


 

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